Quelles démarches accomplir pour ouvrir une crèche ?

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Trouver une place en crèche pour son enfant relève bien souvent du parcours du combattant. Pour faire face à l’insuffisance de l’offre publique, de nombreuses crèches privées ont vu le jour ces dernières années. Ouvrir une crèche est une véritable aventure entrepreneuriale, et comme tout projet de ce type, nécessite une bonne préparation. Si vous avez un projet d’ouverture de crèche dans vos cartons, Mumpreneurs vous propose quelques pistes de réflexion pour faire avancer votre idée.  

Ouvrir une crèche, un vrai projet entrepreneurial

Ces dernières années, le manque de places en crèche a encouragé certains parents à prendre les choses en mains, et les a incités à créer des structures d’accueil privées pour accueillir leurs jeunes enfants. Dans certains cas, ils vont simplement se regrouper en association pour créer une micro-crèche. Dans d’autres cas, il s’agit d’un véritable projet entrepreneurial. Il existe ainsi plusieurs réseaux de crèches privées, tels que Babilou, Les Petits Chaperons Rouges ou La Maison Bleue. Ces structures sont pensées comme de véritables entreprises, et non plus comme des associations regroupant parents et bonnes volontés.

Faut-il avoir une formation spécifique pour ouvrir une crèche ?

Le directeur d’une crèche doit être titulaire d’un Diplôme d’Etat (DE) de puériculture ou d’éducateur de jeunes enfants. Si vous ne possédez pas un de ces titres, vous devrez obligatoirement recruter une personne qui en est titulaire, et la nommer directrice de votre établissement, dont vous pourrez par ailleurs assurer la gestion.

L’ouverture d’une crèche : des règles de recrutement strictes

Le nombre de personnes à recruter est proportionnel au nombre d’enfants à accueillir. L’équipe doit être constituée de professionnels qualifiés (puéricultrice, aide-puéricultrice ou éducateur de jeunes enfants), et en nombre suffisant. La réglementation prévoit :

  • un adulte au moins pour cinq enfants qui ne marchent pas ;
  • un adulte au moins pour huit enfants qui marchent.

Quel local choisir pour ouvrir une crèche ?

Le local doit répondre à des exigences en matière de surface, de sécurité et d’hygiène. Il est conseillé de choisir un emplacement proche d’écoles ou d’entreprises pour faciliter l’accès des parents. Votre mairie est l’interlocuteur à privilégier pour vous aider à trouver l’emplacement et le local idéal.

Une autorisation est-elle nécessaire pour ouvrir une crèche ?

L’ouverture d’une crèche est soumise à une autorisation administrative. La Protection Maternelle Infantile (PMI) devra vérifier que le local retenu remplit les conditions de sécurité et d’hygiène indispensables à l’accueil de jeunes enfants. Si tout se passe bien, l’autorisation d’ouverture devrait ensuite être délivrée sous un délai de trois mois.

Quel statut juridique choisir pour ouvrir une crèche ?

A ce stade là, vous avez tout ce qu’il faut pour démarrer, il vous reste maintenant à choisir le statut juridique de votre entreprise. Vous avez le choix entre une SARL (Société à responsabilité limitée), une SAS (Société par actions simplifiées) ou la création d’une association :

  • la SARL est le statut passe-partout, il s’adapte plutôt aux projets de dimensions modestes ;
  • la SAS s’adresse à des projets plus importants, car elle facilite les levées de fonds ultérieures nécessaires au développement de l’entreprise. C’est le statut choisi par les réseaux de crèches cités plus haut ;
  • l’association convient à des crèches de forme “artisanale”, c’est le cas des micro-crèches, mais n’est pas adaptée aux entrepreneurs. Elle permet de bénéficier d’une fiscalité légère et de certaines subventions.

Quel financement prévoir pour ouvrir une crèche ?

Comme tout porteur de projet, vous devez soigneusement élaborer votre plan de financement. Un apport personnel sera nécessaire pour démarrer. Pour compléter celui-ci, vous pouvez obtenir un prêt bancaire. Vous pouvez aussi demander des subventions de la part des organismes publics. Vous pouvez aussi tenter l’aventure en intégrant une franchise. Dans ce cas, vous n’aurez pas de formalités administratives à accomplir, et vous bénéficierez de l’expertise et des services apportés par le franchiseur, notamment en matière de formation et de communication. Dans tous les cas, il vous faudra établir un business plan solide pour défendre votre projet auprès des différents interlocuteurs.

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