Les principales pistes pour financer la création d’entreprise

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Réunir le capital nécessaire au lancement de l’entreprise est toujours une étape difficile à franchir. Même quand on dispose d’un bon apport personnel, le recours à des financements complémentaires est souvent nécessaire. Heureusement, il existe de nombreuses voies à explorer pour constituer le capital d’amorçage sans lequel rien n’est possible.

Les fonds propres, des ressources indispensables au démarrage de l’entreprise

Les fonds propres sont destinés à couvrir les premières dépenses et les besoins en fonds de roulement.
La capacité du créateur d’entreprise à réunir ces fonds constitue un signe rassurant pour les futurs partenaires financiers et peut faciliter l’obtention de prêts complémentaires. On convient en général qu’un apport de 30% en fonds propres est nécessaire pour permettre le démarrage de l’entreprise. Il existe différents moyens de le constituer :

  • l’épargne personnelle ;
  • le Love Money : il s’agit de l’aide apportée par la famille ou les proches ;
  • les plans d’épargne salarial ou collectif (PEI, PEE, PERCO) : mis en place par certaines
    entreprises, ces fonds peuvent être débloqués, sous certaines conditions, au moment où un salarié
    souhaite créer son entreprise ;
  • l’ARCE (Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise) : le dispositif permet aux chômeurs
    indemnisés de recevoir une partie de leurs indemnités sous forme de capital.

Des financements complémentaires pour permettre le lancement de l’entreprise

D’autres sources de financement peuvent assurer un complément si le capital d’amorçage est
insuffisant :

  • le crowdfunding : cette nouvelle forme de financement, participatif, consiste à mobiliser une
    communauté sur internet et les réseaux sociaux pour réunir le capital nécessaire à la mise sur
    orbite du projet. Porteur de projet et donateurs, ou prêteurs, sont mis en relation via une plate-
    forme spécialisée, telle que Kickstarter, KissKissBankBank ou Ulule. Le crowdfunding présente
    aussi l’intérêt de donner tout de suite une visibilité et une notoriété à l’entreprise, avant même son
    lancement ;
  • le prêt d’honneur : il s’agit d’un prêt à taux zéro pouvant être consenti après présentation du projet
    devant un jury d’experts. S’il est accordé, le porteur de projet peut aussi bénéficier de
    l’accompagnement d’un entrepreneur. L’obtention de ce type de prêt est perçue comme un signal
    positif par les banquiers et partenaires financiers, qui accorderont plus facilement leur confiance à
    la jeune entreprise ayant réussi à le décrocher. Pour faire une demande de prêt d’honneur, vous
    pouvez contacter les organismes spécialisés Initiative France ou Réseau Entreprendre ;
  • le micro crédit : il est destiné à ceux qui ne peuvent pas emprunter par les circuits classiques. Des
    organismes comme l’Adie ou Parcours Confiance peuvent accorder à des créateurs qui ne
    présentent pas de garanties suffisantes pour accéder à l’emprunt, des prêts d’honneur sans intérêts.
  • les prêts bancaires classiques.

Encore d’autres pistes à explorer pour financer son entreprise

Pour finaliser le montage financier, voici encore d’autres pistes à explorer :

  • Les subventions publiques : des subventions provenant de l’Etat, des régions, des collectivités locales, ou des Chambres de Commerce et d’Industrie, etc. peuvent être accordées aux créateurs d’entreprise. Pour les obtenir, il faut répondre remplir des conditions précises et déposer un dossier. Les démarches sont assez longues, mais une fois versées, ces sommes sont définitivement acquises et ne peuvent pas faire l’objet d’un remboursement.
  • Financer son entreprise grâce à un concours : les concours peuvent être proposés par des organismes privés, comme Le petit poucet, La Tribune ou Graines de boss, etc., constitués d’entrepreneurs désireux de soutenir la création. D’autres concours sont organisés par des organismes publics tels que les conseils régionaux, la Commission Européenne, ou l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie. Au-delà de l’avantage financier, le concours permet de mesurer les forces et les faiblesses d’un projet en le défendant devant un public d’experts. Il lui apporte également une visibilité et une certaine forme de crédibilité.

Les Business Angels financent les projets très innovants

Les Business Angels peuvent apporter leur soutien financier aux entreprises présentant un fort potentiel de développement. Les BA sont généralement issus du monde entrepreneurial, le plus souvent d’anciens chefs d’entreprise ou cadres dirigeants. Ils souhaitent soutenir des projets dans leur phase de démarrage, en apportant des fonds et des conseils. Les projets doivent être solides et adossés à un business plan convaincant. Le Business Angel intervient dans une phase de développement de l’entreprise où le risque d’échec est élevé, c’est pourquoi il assure un suivi et intervient dans la prise de décision. Si vous pensez que votre projet peut répondre à ses attentes, des plates-formes comme Euroquity ou France Angels peuvent vous mettre en relation avec un Business Angel.

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