Photographe professionnel, un métier entre business et passion

0

La photo a envahi le quotidien grâce à un appareil tout simple que l’on peut dégainer à tout moment : le smartphone. Les réseaux sociaux, et Instagram tout particulièrement, ont aussi beaucoup contribués à sa popularisation et à en faire un moyen de communication élémentaire, permettant même de s’affranchir de la barrière des langues. Voilà largement de quoi multiplier les vocations de photographe. Alors, il n’en faut parfois pas plus pour se dire : pourquoi ne pas franchir le pas et devenir photographe professionnel ?

Faut-il un diplôme pour devenir photographe professionnel ?

Le métier de photographe n’étant pas soumis à réglementation, il est théoriquement possible pour tout un chacun de se lancer sans avoir suivi de formation préalable. La profession est ouverte aux autodidactes, mais en l’absence de formation diplômante, le photographe devra montrer sa légitimité pour espérer faire jeu égal avec les professionnels issus des filières classiques. Le meilleur moyen est de constituer un portfolio qui pourra attester de son expertise technique auprès de ses prospects. Partir sans diplôme n’est pas la voie la plus facile, mais il est sans doute rassurant de se rappeler que l’un des plus talentueux photographes français, Jeanloup Sieff, n’a passé que quelques semaines sur les bancs de l’école, préférant expérimenter tous les domaines de la photographie par lui-même.

Le photographe professionnel est-il toujours un travailleur indépendant ?

Même s’il a la chance de transformer sa passion en vrai métier, le photographe professionnel est souvent un travailleur indépendant. Ce statut, souvent perçu comme synonyme de liberté, présente aussi des contraintes, un travail de prospection permanent et une certaine forme de précarité. Le photographe professionnel travaillant en free-lance devra également accepter de poser son appareil photo pour consacrer du temps à l’aspect commercial de son activité et à sa communication personnelle.

Le photographe débutant : le micro-entrepreneuriat, un moyen de se lancer

Pour celui qui a tout a prouver, le statut de micro-entrepreneur est un bon moyen de se lancer. Cela vaut même si l’on n’a pas suivi les filières classiques, pour peu que l’on soit passionné et déterminé à se faire une place dans un secteur attractif et donc très bataillé. En adoptant ce statut, le photographe sera affilié au régime général et ses revenus imposés au titre des Bénéfices Non Commerciaux (B.N.C.). Un site internet et une présence social media active lui permettront d’acquérir une visibilité, d’accéder à ses premiers prospects, de décrocher ses premières missions, et de compléter son book mettant toute la qualité et la singularité de son travail en valeur.

Le photographe auteur ou photographe d’art

Le photographe auteur est rémunéré sous forme de droits, dont il fixe lui-même le montant, et qu’il peut céder à des entreprises ou des banques d’images. Il peut aussi vendre des tirages originaux, numérotés et signés, dans la limite de trente exemplaires ; au-delà, ils sont considérés comme de simples biens commerciaux. Le photographe d’art est soumis au régime social des artistes auteurs et affilié à l’Agessa. Son affiliation n’est possible que sous certaines conditions de revenus liés à son activité.

Le photographe artisan, le professionnel de proximité

Le photographe spécialisé dans la photographie d’illustration, ou sociale, peut assurer des prestations variées : sphère privée (famille, mariage, baptême, shooting grossesse…), photographie d’identité, publicitaire, d’édition, traitement de films, etc. Il peut, sous certaines conditions, adopter le statut d’artisan photographe. Pour cela, il doit s’inscrire auprès de la Chambres des Métiers de sa circonscription. Il peut opter pour différents statuts juridiques : entreprise individuelle (EI, EIRL) ou société (EURL, SARL).

Share.

About Author

Leave A Reply